Auteur: Serhiy Jadan

Editeur: Noir sur Blanc – 5 février 2026 (108 pages)
Lu en janvier 2026
Mon avis: Ce petit livre est un recueil de nouvelles en provenance de Kharkiv, ville située dans l’est de l’Ukraine. Chaque texte donne à voir une tranche de vie quotidienne en temps de guerre. Tout a changé, rien n’est plus comme avant. « Les trams ne circulent plus depuis fin février ». Les écoliers et étudiants suivent les cours en ligne. On n’est plus plombier, marchand de légumes ou banquier, on répare une vitre brisée par la déflagration d’un obus, on aide à évacuer les survivants d’un quartier bombardé, on tuyaute un soldat estropié pour l’aider à trouver un travail dans le civil, on assiste à des enterrements de gens morts non pas de vieillesse, de maladie ou d’accident, mais écrasés sous les décombres de leur immeuble ou tués au front, simples soldats ou hauts gradés.
Une ville déserte mais pas désertée, où la solidarité et l’espoir résistent.
Sobres et sans pathos, ces textes ne m’ont pas touchée autant que je l’imaginais.
En partenariat avec les Editions Noir sur Blanc via Netgalley.
#Personnenedemanderarien #NetGalleyFrance
Présentation par l’éditeur:
Kharkiv, en 2022. « Les trams ne circulent plus depuis fin février. » Il y a parfois des moments de calme dans cette ville hantée par la guerre. Les gens se rencontrent dans les lieux encore intacts : le stade de foot, une église, un bureau dans un immeuble. Au fil des nouvelles qui forment ce recueil, le lecteur croise les destins de personnages très différents, qui étaient musiciens, profs ou consultants ; aujourd’hui, leur vie a basculé. Ils sont tous très occupés : ils évacuent les survivants d’un quartier bombardé ; proposent un travail à un soldat blessé de retour du front ; assistent à l’enterrement d’un commandant d’unité…
Chacune de ces nouvelles laisse une impression profonde. Serhiy Jadan parvient à exprimer la vulnérabilité ressentie par les habitants de la ville, ainsi que les changements radicaux imposés à la vie quotidienne dans ce contexte de guerre. La mort est omniprésente, mais l’espoir demeure, et les relations humaines deviennent encore plus précieuses.

