samedi , 15 juin 2024

Bondrée

Auteure: Andrée A. Michaud

Editeur: Payot et Rivages – 2016 (362 pages)/Rivages Noir Poche – 2017 (379 pages)

Lu en juin 2023

Mon avis: En ce début d’été 1967, l’ambiance est aux vacances au bord du lac de Boundary Pound, lieu de villégiature idyllique entouré de profondes forêts aux confins du Québec et des USA.
Zaza et Sissi, deux ados meilleures amies du monde, et leurs familles sont au nombre des estivants. Barbecues, bronzage, papotage, canotage et barbotage sont au programme.
Et puis le paradis devient enfer quand Zaza disparaît. On la retrouve morte, vidée de son sang, la jambe coincée dans un vieux piège à ours rouillé. Malheureux accident ?
Le doute s’efface quand Sissi disparaît à son tour, et est retrouvée dans les mêmes circonstances : un tueur de jeunes filles sévit à Boundary/Bondrée.
J’ai acheté ce roman sur la foi de nombreuses critiques positives et de la 4ème de couverture (grande naïve que je suis), qui promettait « Une écriture raffinée au service d’atmosphères angoissantes et de subtiles explorations psychologiques ».
Et cela avait pourtant bien commencé : mise en place lentement mais sûrement, ample description du décor et des réflexions des personnages, rupture de temporalité avec l’histoire tragique d’un trappeur réfugié dans les bois environnants après avoir déserté pendant la 2ème Guerre mondiale, multiplicité des points de vue, ambiance de plus en plus oppressante.
Mais les qualités des premiers chapitres sont très vite devenus les défauts du reste du bouquin : l’intrigue est trop mince et le dénouement presque bâclé, les descriptions du paysage et de l’ambiance deviennent d’une lourdeur accablante et sans intérêt, les pensées des personnages se transforment en ruminations larmoyantes d’autant plus pénibles qu’elles sont répétitives et interchangeables, et l’insertion à tout bout de champ de phrases en anglais est carrément horripilante. Beaucoup trop de lyrisme et de pathos pour moi.
Je reste sur une impression de remplissage et de bavardage.
Un livre qui m’a ennuyée et que j’ai lu jusqu’au bout mais en diagonale.

Présentation par l’éditeur:

À l’été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac aux confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur enterré depuis longtemps. Elle est retrouvée morte, sa jambe déchirée par un piège rouillé. L’enquête conclut à un accident : Zaza Mulligan a été victime des profondeurs silencieuses de la forêt. Mais lorsqu’une deuxième adolescente disparaît à son tour, on comprend que les pièges du trappeur ressurgissent de la terre et qu’un tueur court à travers les bois de Bondrée.
Une écriture raffinée au service d’atmosphères angoissantes et de subtiles explorations psychologiques, dans la plus pure tradition de « Twin Peaks » de David Lynch.

Evaluation :

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