mercredi , 21 février 2024

Matière noire

Auteur: Dror Burstein

Editeur: Actes Sud – 2014 (224 pages)

Lu en mai 2023

Mon avis: Jérusalem, 4 février 2011. Il aura fallu un an au narrateur pour trouver le courage de se rendre chez son père pour tenter de comprendre ce qui a poussé sa sœur aînée à mettre fin à ses jours, et ses parents à lui cacher ce suicide.
Il faudra les 200 pages du livre pour obtenir une explication (et encore, je ne suis pas certaine d’avoir compris). Dans l’intervalle, on est immergé dans le passé de la famille, mais celui-ci n’éclaire pas grand-chose, mis à part la personnalité fantasque, fragile, dépressive de la sœur.
Pour le reste, tant l’écriture que les personnages sont flous, froids, fuyants, et excellent dans l’évitement, le flux de conscience, le coq-à-l’âne.
La quatrième de couverture parle de « drôlerie inattendue et salvatrice », de « l’intimité qui unit un frère et une soeur », d’un roman « pétri d’une grâce légère et prégnante ». Je n’ai rien ressenti de tout cela. Ce roman, qui ne suscite aucune empathie envers ses personnages, m’a laissée à distance.
Trouvé dans une boîte à livres, ce bouquin y retournera bien vite.

Présentation par l’éditeur:

Un matin d’hiver, Ouri Ullman débarque chez son père à Jérusalem dans l’espoir de comprendre les raisons qui ont poussé Dorit, sa sœur aînée adorée, à mettre fin à ses jours, un an auparavant… et ses parents à le lui cacher. Bien sûr, l’enquête d’Ouri ne résoudra pas ces questions sans réponse, mais en reconstituant le puzzle éclaté de sa mémoire, elle tracera le portrait bouleversant d’une famille en lutte contre les lois de la gravité.
Avec une drôlerie inattendue et salvatrice, et comme en apesanteur, Dror Burstein recrée l’intimité qui unit un frère et une sœur, donne une incarnation sensible à la présence essentielle, vitale, concrète de la poésie dans certaines vies. Et nous offre avec Dorit un personnage d’âme brisée inoubliable, sœur de fiction d’Alejandra Pizarnik.
Pétri d’une grâce légère et prégnante, Matière noire interroge une société où la poésie, la différence, l’écart n’ont pas de place, sinon dans les livres. Une ode lumineuse à ces êtres à part qui choisissent de s’en aller.

Evaluation :

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