Auteur: Louis Chopinx
Editeur: CFC Editions – 21 août 2025 (148 pages)
Lu en février 2026
Mon avis: Ce petit livre est un recueil de 52 textes courts, de quelques lignes à quelques pages. L’auteur y révèle son univers poétique, tissé de délicatesse et de fantaisie. Certains textes sont des instantanés, d’autres se suivent ou se répondent, souvent dans un langage emprunté au réalisme magique. La plume (du goéland) est belle, rêveuse et sensible, la patte de l’auteur trempe avec bonheur dans la douceur et la nostalgie pour nous éclabousser d’images et de formules insolites mais pertinentes : « Ma main a attrapé quelque chose de gluant, d’une forme incertaine. Mon cœur. Il a dû tomber du lit » ; « Elle fait une pause dans sa lecture et se redresse. Un sourire. Deux mondes. Une éclaircie. Elle m’a eu. Je n’ai pas eu le temps de tourner la page. Elle s’est couchée sur le papier et a refermé le livre sur elle » ; « Dans le fond d’une tasse, une larme de café. Qu’est-ce qu’elle fait encore debout à une heure pareille ? »; « Si d’une phrase à une autre j’en oublie une. Dis-toi que mes points sont des ponts. Mes sauts de ligne, des océans. »
Un recueil plein de charme avec, en ce qui me concerne, le défaut des textes courts : ils sont trop courts pour être entièrement marquants.
En partenariat avec les Editions CFC via une opération Masse Critique de Babelio.
Présentation par l’éditeur:
Les passions de ce jeune écrivain donnent à son récit un charme, une fantaisie et une grâce particulières dans une narration aux multiples facettes.
Premier livre de Louis Chopinx, ce recueil se compose de 52 textes courts, à la manière de nouvelles, faisant écho aux 52 cartes d’un jeu classique. Inspiré par le réalisme magique, l’auteur propose un univers singulier, à la fois fantaisiste et délicat. Pensé comme un objet-livre, l’ouvrage s’inscrit dans la tradition de la littérature de colportage. Facile à glisser dans une poche ou une enveloppe, il invite à une lecture nomade.

