Auteure: Amélie Nothomb
Editeur: Albin Michel – 2008 (180 pages)/Le Livre de Poche – 2010 (160 pages)
Lu en janvier 2026
Mon avis: Baptiste Bordave mène une vie solitaire et insignifiante, jusqu’au jour où un homme sonne à sa porte, entre pour passer un appel téléphonique avant de s’écrouler, mort, sur le parquet. Plutôt que d’appeler les secours et de se voir entraîné dans de pénibles complications et justifications, Baptiste décide d’usurper l’identité du désormais cadavre. Empochant les papiers d’identité, le portefeuille et les clés de voiture de celui-ci, l’ex-Baptiste devenu Olaf claque pour toujours la porte de son appartement en y abandonnant le macchabée. Direction la riche villa d’Olaf, où il rencontre la sublime épouse de celui-ci, qui n’a pas l’air de s’inquiéter outre mesure du fait que son mari n’est toujours pas rentré, et qui pense que Baptiste est l’un de ses collègues. Sans s’embarrasser de détails et d’explications, Baptiste s’installe à demeure et passe son temps à boire du champagne avec son hôtesse.
Mais cette douce oisiveté est bientôt tourmentée de questions inquiétantes : est-ce par hasard qu’Olaf est venu mourir chez Baptiste ? En quoi consiste son travail mystérieux ? Et qui sont ces deux types qui semblent surveiller la villa ?
Un Nothomb en mode mineur, un peu décevant avec, comme souvent, beaucoup de cocasserie, d’invraisemblances et d’absurdité, mais qui manque cette fois de consistance et de finesse. Cela reste agréable à lire, mais cela n’emporte pas très loin.
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Présentation par l’éditeur:
« Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate.«

