Auteure: Sarah Chiche

Editeur: Julliard – 21 août 2025 (384 pages)
Lu en août 2025
Mon avis: En 1984, Margaux a 9 ans, et la vie l’a déjà tant meurtrie qu’elle se jette dans l’eau glacée du lac Léman, sous les yeux d’Alexis, même âge. C’est le père de celui-ci qui plonge et sauve la fillette. Un lien d’amitié profond se tisse entre les deux enfants, jusqu’à ce que, quelques mois plus tard, Margaux et sa mère se volatilisent.
Alexis et Margaux se retrouveront par hasard, 40 ans plus tard, à Paris. Chacun a vécu sa vie, avec plus ou moins de réussites et de chutes, d’amours et d’emmerdes, de joies et de traumatismes.
A l’heure des retrouvailles, alors qu’ils n’ont plus qu’une moitié de vie devant eux, peuvent-ils/veulent-ils reprendre leur histoire là où ils l’ont laissée ?
Le roman retrace en parallèle l’évolution des deux personnages, dressant au passage un tableau sociétal de ces 40 années dans lequel il est question de la haute finance et du capitalisme et de leurs liens toxiques avec l’industrie pharmaceutique, d’un scandale d’opioïdes sur-prescrits parce que c’est rentable et tant pis si cela provoque addictions et overdoses, de l’absence de recherche médicale au sujet des maladies orphelines, de la fin de vie, du métier d’écrivain, de l’élitisme des hautes écoles, de la nécessité de performer sans cesse et de sauvegarder les apparences, celle de la réussite notamment.
Margaux et Alexis ont tracé leurs chemins en traversant crises sociales, financières et personnelles, avec fuites en avant, retour à la case départ, errances labyrinthiques, culs-de-sac et surplace, avancées à petits pas. Aimer, grandir, se construire séparément, vieillir ensemble, espoirs et désillusions, optimisme ou fatalisme sont les thèmes qui émaillent ce roman qui s’achève en dystopie.
Un peu trop flou et encombré de métaphores ambitieuses pour être attachant. Qui trop embrasse…
En partenariat avec les Editions Julliard via Netgalley.
#Aimer #NetGalleyFrance
Présentation par l’éditeur:
Suisse, 1984. Margaux, neuf ans, se jette dans les eaux glacées du lac Léman. Pétrifié, Alexis, son camarade de classe, assiste à son sauvetage. Entre les deux enfants naît alors une complicité vibrante. Mais bientôt, Margaux disparaît mystérieusement. Quarante ans plus tard, tous deux se retrouvent par hasard. Lui, ancien consultant, a tout quitté, rongé par la culpabilité du scandale lié au Duroxil, un opioïde qui a ravagé l’Amérique. Elle, après une enfance dramatique, est devenue écrivain, célibataire et heureuse de l’être, mais ses romans sont peuplés de fantômes. Entre eux, l’amour est intact, aussi brûlant qu’au premier jour. Mais aimer à cinquante ans, est-ce encore possible, quand un père se meurt, quand les enfants grandissent loin, quand le monde lui-même semble s’effondrer?
De l’enfance à l’âge mûr, de la Suisse de la fin du siècle dernier à la France des années 2020, en passant par les États-Unis où s’annonce déjà le retour de Donald Trump, Aimer dessine une fresque éblouissante sur ces instants où tout peut encore basculer. Un souffle de vie inouï traverse ce roman lumineux, sur la grâce des secondes chances.

