samedi , 21 juillet 2018
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Le voyageur byzantin

Auteur: Miguel Littin

Editeur: Métailié – 2003 (266 pages)

Lu en décembre 2017

Mon avis: Quel étrange voyage que ce roman. Je n’y ai pas compris grand-chose, au moins il porte bien son titre : byzantin…

Je peux vous dire que ça commence en Grèce au début du 20ème siècle, lorsque le jeune Kristos est confié par sa mère à un monastère, pour le sauver de la conscription dans l’armée turque. J’ai compris aussi que pour fuir la première guerre mondiale, Kristos s’embarque avec un ami pour l’Eldorado américain. Que sur le même bateau voyagent 40 jeunes Palestiniennes, qui vont rejoindre leur futur époux au Chili, que Kristos devient malgré lui leur protecteur et que, à son grand désespoir, elles ne le lâcheront que lorsqu’il les aura amenées auprès de leurs maris. C’est-à-dire qu’après une pénible traversée et la mort d’une des jeunes femmes, une escale à La Havane où son ami restera à quai, et l’arrivée à Buenos Aires, il devra les guider à travers l’Argentine en train, la Cordillère des Andes à pied et dans le blizzard, puis de long en large à travers le Chili pour conduire chacune des 39 fiancées à son promis, déjà exilé dans ces lointaines contrées depuis des mois ou des années. On comprend encore que, une fois sa mission accomplie, Kristos s’installe dans un de ces petits villages chiliens, se marie, construit sa maison, travaille la terre, a deux enfants. Puis (et ce sont les 3/4 du bouquin), qu’il semble devenir dépressif ou nostalgique, erre des années « entre putes et bitures », que sa ferme et sa maison finissent par tomber en ruine, comme lui d’ailleurs, qui mourra dans le dénuement et à moitié fou.

Mais pourquoi cette descente aux enfers, je ne saurais vous l’expliquer. On a quelques bribes d’éclaircissements dans les dernières pages, mais elles sont elliptiques et tombent comme un cheveu sur la soupe de ce récit mal construit. On ne comprend pas qui parle, ni de quoi, ni à qui, ni ce que cela signifie, si c’est dit en espagnol, en turc, en grec ou en arabe. Bref, une lecture pénible. La construction de ce roman ressemble à ces rêves où des éléments et des personnes de votre quotidien se mêlent dans des situations absurdes et incohérentes sans queue ni tête. Selon que l’on soit plus ou moins diplomate, entre onirisme, écriture sous influence ou fumage de moquette, je vous laisse le choix pour qualifier mon impression…

Présentation par l’éditeur:

Kristos a quitté la Grèce en direction de l’Eldorado américain, pour éviter d’être enrôlé dans l’armée turque pendant la guerre de 1914. Il voyage sur le même navire que trente-neuf fiancées palestiniennes en route pour le mariage auquel les ont destinées leurs familles. Kristos devient leur protecteur et les accompagne au Chili où il mourra en ayant accumulé dettes et malentendus, malheur et honte. Il laisse un cahier contenant toutes les lettres qu’il n’a jamais envoyées à sa mère.

Evaluation :

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