Auteur: Aurélien Gautherie

Editeur: Noir sur Blanc – 8 janvier 2026 (192 pages)
Lu en janvier 2026
Mon avis: En 1902 sur une île de l’archipel des Féroé, la naissance de la petite Anna aurait dû réjouir ses parents. Et pourtant, pendant toute sa grossesse, Olga, sa mère, a pressenti que quelque chose n’était pas normal. De fait, quelques semaines après sa naissance, il apparaît qu’Anna est gravement malade et ne vivra que quelques mois. Pendant ce compte à rebours terrible, Jonas, le père d’Anna, prodiguera à sa fille un amour aveugle, absolu, désespéré, tandis qu’Olga, assaillie par une culpabilité diffuse, se montrera beaucoup moins investie.
Lorsque Anna meurt, la seule raison de vivre de Jonas disparaît. Il tiendra pourtant debout quelques décennies, traversées en automate, et attendra le 50ème anniversaire du décès de sa fille pour s’éteindre à son tour.
Ce drame familial est raconté de manière polyphonique, non seulement par ses protagonistes humains, mais aussi par les objets et la petite ville où il s’est déroulé. Intervient également un « Etranger » (le double de l’auteur, probablement), qui séjourne régulièrement sur l’île. L’ensemble est scandé par la poésie des vents qui tourmentent l’archipel.
La construction originale fonctionne bien, l’histoire et l’écriture sont belles, mais l’ensemble est un peu redondant, trop sentimental et lyrique pour moi.
En partenariat avec les Editions Noir sur Blanc via Netgalley.
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Présentation par l’éditeur:
Îles Féroé, 1902. Dès sa naissance, Anna semble chétive, donnant ainsi raison à sa mère, qui s’est inquiétée durant toute sa grossesse.
Îles Féroé, 1953. Un vieux pêcheur sent que sa fin est proche mais il veut tenir quelques heures encore afin de s’éteindre à la même date qu’Anna, sa fille adorée. La rejoindre enfin est un soulagement.
Pour raconter ce drame familial à un voyageur de passage, bien des années plus tard, les objets du quotidien ainsi que la petite ville de Gjógv prennent la parole. Et quand les hommes et les choses se taisent, ce sont les vents qui s’expriment, dans un puissant ressac de vers libres évoquant un chœur de tragédie.

