Auteure: Urszula Honek

Editeur: Grasset – 4 février 2026 (240 pages)
Lu en février 2026
Mon avis: Deux semaines que j’ai terminé ce livre, et il ne m’en reste pas grand-chose.
Quelque part entre roman et recueil de nouvelles, ce texte est un ensemble de fragments autonomes, centrés chacun sur un personnage. On comprend au fur et à mesure de la lecture que ceux-ci sont unis par des liens familiaux, d’amitié et/ou de voisinage, sans pour autant qu’on puisse détecter un fil conducteur précis entre chacun des textes.
Un point commun cependant : l’unité de temps et de lieu : une zone rurale pauvre du sud de la Pologne, à la fin du 20ème siècle.
La vie des différents personnages n’a rien d’enviable : entre précarité et faible niveau d’éducation, chacun rêve d’amour, de départ et de vie meilleure, mais ces rêves semblent voués à l’échec. La vie est en réalité plutôt de la survie, tant elle est imprégnée de solitude, de violence, de deuils.
Le style tantôt cru, tantôt poétique crée une atmosphère sombre et pesante, un peu floue, à l’image des perspectives d’avenir désespérantes des personnages.
En partenariat avec les Editions Grasset via Netgalley.
#Lesnuitsblanches #NetGalleyFrance
Présentation par l’éditeur:
Étoile montante des lettres d’Europe de l’Est, Urszula Honek nous conduit aux confins de la Pologne en dressant le portrait bouleversant d’une campagne aux prises avec la pauvreté, la solitude et la brutalité du quotidien.
Les nuits blanches qui composent ce livre révèlent une mosaïque humaine où destins brisés et quêtes de dignité s’entremêlent. À travers la construction d’un étang à carpes, la disparition d’un enfant dans la forêt, les rituels du deuil ou la violence des relations familiales, l’autrice explore la frontière ténue entre réalité et imaginaire, mémoire et nostalgie. Loin de tout misérabilisme, le regard porté sur ces habitants est d’une rare tendresse, révélant la lumière qui persiste au cœur de la nuit la plus noire. À la fois chronique sociale et médiation universelle sur l’espoir, Les nuits blanches fait apparaître les espaces que nous avons en partage.
Des astres voilés par la brume aux nuances de la neige, la langue poétique d’Urszula Honek sublime la dureté de l’existence. Un chef d’œuvre de la littérature européenne contemporaine, qui fait échos aux grands textes sur les communautés villageoises comme Lumière d’été, puis vient la nuit de Jón Kalman Stefánsson.

