dimanche , 22 février 2026

Madame Bœuf

Auteur: Guy Chevalley

Editeur: Editions La Veilleuse – 2024 (272 pages)

Lu en novembre 2025

Mon avis: Quelque part dans une petite ville de Suisse romande, Monsieur et Madame Bœuf vivent paisiblement leur vie de retraités. Ils goûtent un bonheur tranquille fait de principes et de convenances, réglé comme un coucou (suisse, forcément), ponctué par les chamailleries de vieux couple, les parties de cartes hebdomadaires avec un couple d’amis, les courses chez le boucher et les appels téléphoniques de leur fille aînée.

Madame Bœuf s’épanouit le corps et l’esprit à mitonner toute sa gamme de plats traditionnels aussi goûteux que copieux, et Monsieur Bœuf se pâme à les déguster.

Un petit grain de sable dans cette belle mécanique : Monsieur et Madame Bœuf ont prévu un week-end à Paris. Si Madame Bœuf en rêve depuis toujours, Monsieur Bœuf, grand casanier, est loin de partager son enthousiasme. Cette différence de points de vue engendre quelques péripéties tragi-comiques, et au final Madame Bœuf partira sans son mari mais avec Francis, le fils homosexuel du couple d’amis susmentionné.

Cette virée parisienne offrira à chacun d’eux des découvertes en tous genres, des rencontres potentiellement amoureuses, une amitié réciproque et un lot de remises en question et d’interrogations existentielles.

Parce que, de retour dans ses pénates vaudoises, Madame Bœuf se demandera tout de même si elle ne s’y sent pas un peu à l’étroit…

Entre le cœur et la raison, l’être et l’avoir, l’aile et la cuisse, la poire et le fromage, un roman truculent et roboratif, drôle avec un brin d’acidité et un zeste d’amertume, moins léger et plus complexe qu’il n’y paraît.

Présentation par l’éditeur:

Madame Bœuf et son mari forment un couple d’humbles retraités suisses. Leur vie se conjugue au rythme du jass hebdomadaire et des sorties chez le boucher. Femme de grands principes et de petits plats, Sylviane Bœuf est impatiente d’échapper à la platitude du quotidien, le temps d’un week-end à Paris. Elle rêve de ce voyage depuis toujours, elle qui a grandi à la ferme avant de ­s’installer en ville pour un apprentissage, grâce à l’intervention de feu « tonton Georges », un fleuriste passionné de livres.
La providence lui désigne comme compagnon de voyage Francis, le fils homosexuel de son unique amie, avec lequel elle nouera une amitié aussi inopinée que touchante. Lors de cette parenthèse parisienne grisante, l’une et l’autre entreverront la possibilité respective d’une relation amoureuse. Mais, par définition, une parenthèse est faite pour se refermer.

Evaluation :

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