Auteure: Pieterke Mol

Editeur: Noir sur Blanc – 5 mars 2026 (256 pages)
Lu en mars 2026
Mon avis: A 35 ans, Debbie se pose des questions : faire un enfant, ou pas ? Laisser tomber son boulot alimentaire pour enfin se lancer dans la photographie, ou pas ? Aller voir son père à Rotterdam après dix ans sans contacts, ou pas ?
Sur ce dernier point, nous avons la réponse : poussée par son grand-père paternel, Debbie prend un train de Bruxelles à Rotterdam pour tenter de recréer une relation avec celui qui a sombré depuis longtemps dans l’alcoolisme, épave à la dérive sur une mer de précarité.
Au cours des mois suivants et des brins de liens qui se retissent, Debbie essaie de réapprivoiser et de (re)construire cette relation familiale et surtout sa propre vie, suspendue entre souvenirs d’enfance et de tendresse, relents d’addictions et de violences intrafamiliales et doutes sur ses capacités à être elle-même une mère digne de ce nom (quoi que cela puisse signifier).
Le lecteur est mieux armé que Debbie pour éclaircir le brouillard familial, puisqu’il a aussi accès aux voix de la mère de celle-ci et à celles de ses grands-parents. Elles lui apprennent comment les identités des uns et des autres se sont construites dans la précarité, les secrets et les enfants non désirés à une époque où l’avortement est encore criminalisé.
« Comme ta mère » est un roman polyphonique aux phrases courtes, nerveuses, rythmées, sur le thème de la construction de soi et de la transmission dans une famille dysfonctionnelle. Ancré dans un milieu social chancelant, ce roman dur et réaliste évite le sordide et le pathos grâce à quelques traits d’humour et de lumière.
En partenariat avec les Editions Noir sur Blanc via Netgalley.
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Présentation par l’éditeur:
Sur insistance de son grand-père, Debbie prend le train à Bruxelles pour renouer avec son père qu’elle n’a pas vu depuis dix ans. Enfant non souhaité de parents trop jeunes, celui-ci en a gardé une blessure et une violence qu’il noie depuis longtemps dans l’alcool. Il vit à Rotterdam, dans un pays qu’elle évite, et parle une langue qu’elle comprend à peine. Debbie a des rêves, qu’elle ne parvient pas à transformer en projets. Elle a rencontré un homme formidable, qu’elle ne s’autorise pas à aimer. Convoquer le passé par bribes, c’est apprivoiser une histoire connue, en découvrir d’autres pans mieux cachés. C’est grandir, surtout, en espérant s’affranchir d’une pseudo destinée.
Voici un texte singulier, dérangeant et plein d’énergie, dans lequel une jeune femme trouve peu à peu sa force. La crudité du réalisme social est tempérée par une lumière de vie intense, portée notamment par la langue inventive, nerveuse et parfois facétieuse.

