mercredi , 4 février 2026

L’extinction des vaches de mer

Auteure: Adèle Rosenfeld

Editeur: Grasset – 14 janvier 2026 (160 pages)

Lu en janvier 2026

Mon avis: Dans la première partie de ce livre, il est question de la rhytine de Steller, ou vache de mer, découverte en 1741 par le naturaliste allemand G.W. Steller. Ce scientifique faisait partie d’une expédition dans le Pacifique nord, menée par Vitus Béring (celui qui a donné son nom au détroit), et dont le but était de déterminer si l’Extrême-Orient russe était ou non relié à l’Amérique.

Le voyage s’avère assez calamiteux, puisque les marins perdent le cap, le bateau erre pendant des semaines avant de s’échouer sur un rivage inconnu. Les hommes sont épuisés, malades du scorbut, mais Steller, lui, se met à explorer les environs. Quand d’étranges animaux marins viennent se reposer sur la plage, Steller comprend qu’il a affaire à une espèce inconnue jusque là. Il s’empresse de prendre notes et croquis pour la décrire pour la science et la postérité, pendant que les marins tuent quelques spécimens pour enfin se nourrir de quelque chose de frais.

De retour en Europe, Steller fait part de sa découverte, en ce compris des bénéfices qu’on peut tirer de l’animal en termes de viande, de lait, de graisse, de fourrure. Il ne faudra dès lors que 27 ans (un record) pour que la chasse à la vache de mer provoque son extinction définitive.

Dans la seconde partie, l’auteure nous parle de son grand-père, enfant juif caché pendant la guerre, et d’un pan de la mémoire familiale sur le point de s’éteindre avec lui.

Le lien entre les deux parties ? L’extinction, la mort, la mémoire, la disparition, la transmission.

Pas très convaincant en ce qui me concerne. J’ai eu l’impression de lire deux livres différents, le second étant relié au premier par le biais de quelques références à l’histoire de la vache de mer. Un peu artificiel et superficiel, donc. Quant à l’écriture, je l’ai trouvée trop emphatique, encombrée d’une sensualité qui m’a semblé incongrue.

En partenariat avec les Editions Grasset via Netgalley.

#Lextinctiondesvachesdemer #NetGalleyFrance

Présentation par l’éditeur:

La Rhytine de Steller, plus connue sous le nom de « vache de mer », a été découverte en 1741 par le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller. C’est lors d’une expédition dans les eaux glacées du Pacifique nord qu’il rencontre ce gigantesque animal marin au destin tragique – puisqu’il s’éteindra définitivement 27 ans après son premier contact avec les hommes. À la fois roman d’aventure, épopée scientifique et plongée dans l’intimité d’un équipage échoué, L’extinction des vaches de mer nous entraîne dans la vie d’un grand explorateur lancé dans la bataille que se livrent les savants européens du XVIIIème siècle pour s’approprier de nouvelles terres et des espèces encore inconnues. Jusqu’à trouver ces vaches de mer devenues mythiques, dont la chair a le pouvoir de sauver les naufragés affamés, sa graisse de les réchauffer, et ses airs de sirène de les enivrer.

Mais si la Rhythine de Steller a envahi l’imaginaire de la narratrice, de quoi cette obsession est-elle le nom ? Porté par une écriture poétique, sensorielle, L’extinction des vaches de mer interroge la possibilité de préserver ce qui menace de s’effacer : un animal, un grand-père, une langue, une histoire familiale. À travers la figure de Steller, scientifique hanté par la beauté et la fragilité du vivant, Adèle Rosenfeld propose une réflexion bouleversante sur la disparition, les douleurs silencieuses et le besoin de transmettre.

Evaluation :

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