jeudi , 23 septembre 2021

Les papillons d’Alfred Bindler

Auteur: Gérard Freitag

Editeur: Le Beau Jardin – 2020 (288 pages)

Lu en juillet 2021

Mon avis: Depuis la mort de sa femme il y a quelques années, Alfred Bindler, 65 ans, vit seul dans sa maison. Enfin, pas tout à fait seul, puisqu’il est entouré de sa collection de papillons, soigneusement rangés dans leurs tiroirs vitrés, et qu’il consulte de temps à autre, comme un album de souvenirs. Alfred Bindler a aussi une fille, Hannah, 45 ans, un peu psychorigide, récemment quittée par son mari, et un petit-fils, Paul, adolescent laconique, qui rend régulièrement visite à son grand-père et à ses papillons.

Malgré la douleur du veuvage, Alfred Bindler ne se laisse pas aller à la déprime pour autant. Il entretient des contacts avec d’autres lépidoptéristes éclairés, les rencontre lors de conférences, se promène en ville, s’inquiète de l’état du monde, et continue à chasser les papillons. C’est d’ailleurs lors d’une de ces chasses qu’il fait la connaissance d’Emilie, une jeune joggeuse, avec laquelle il entamera une relation amicale bien qu’un peu ambiguë.

Depuis longtemps, Alfred Bindler cherche la Phalène Blanche, un papillon dont l’existence est seulement supposée, hypothétique, et que, par conséquent, personne n’a jamais vu.

Mais au fond, ce que cherche surtout Alfred Bindler, c’est le sens de la vie, à travers ses actes, ses souvenirs, ses proches et ses papillons. Peut-être le découvrira-t-il, s’il trouve la Phalène Blanche ?

Je n’ai pas la réponse à cette question, parce que je n’ai pas vraiment saisi où l’auteur voulait en arriver. Il se dégage de ce roman une atmosphère calme et poétique, faite de nostalgie et de lenteur, de bienveillance et de sensibilité. Des questions existentielles sont posées, on y parle de la métamorphose de la chrysalide en papillon et je suppose que c’est à la fois au sens propre et au figuré puisque chaque personnage évolue au fil du temps vers une sorte d’apaisement. Réconciliation avec soi-même, avec les autres, avec la vie ? Renaissance, rédemption ?

L’ensemble avance à un rythme assez inégal, certains passages se lisent rapidement, d’autres m’ont ennuyés, je n’ai pas cru aux dialogues, trop littéraires pour une fin de 20ème siècle. Cela manque de fil conducteur, de liant, de consistance, c’est souvent elliptique, je n’ai pas compris le pourquoi du comment de cette histoire ni les réponses aux questions existentielles d’Alfred Bindler.

Comme un papillon à un chasseur maladroit, ce roman m’a échappé.

Présentation par l’éditeur:

Dans la maison d’Alfred Bindler, une pièce tout entière est consacrée au meuble où dorment, dans leurs tiroirs vitrés, les papillons amassés, au cours de toute une vie. A 65 ans, Alfred Bindler consulte ces tiroirs comme un album de famille. Car, à chacun il a attaché un voyage, un moment, une personne, un geste. Mais ses consciencieuses collectes sont surtout une quête : celle de la Phalène blanche, de ce papillon parfait dont ses études et celles de son maître ont déduit l’indispensable existence mais que nul n’a jamais vu. Ainsi, les papillons d’Alfred Bindler témoignent également de son lien au monde, de ses élans et de ses ambitions, de sa recherche d’absolu. De sa tentative de découvrir, comme nous tous, le sens de sa vie.

Ce roman sensible et profond parle de rencontres, d’amour, d’émotion et de sens. Entre nos souvenirs et nos aspirations, nous cultivons tous nos propres papillons.

Evaluation :

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