jeudi , 18 octobre 2018
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La princesse des glaces

Auteur: Camilla Läckberg

Editeur: Actes Sud/Babel noir – 2012 (448 pages)

Grand prix de littérature policière 2008 (catégorie étranger)

Lu en 2012

la princesse des glacesMon avis: De manière générale, j’ai du mal avec les polars : je les lis en quelques jours parce que sur le moment, c’est captivant, puis, arrivée à la fin, je suis déçue : « quoi, c’est tout ? ». Et de les ranger dans ma mémoire, où ils se brouillent et s’effacent vite.
La princesse des glaces ne fait pas exception. Acheté dans l’optique « détente à la plage », voici un mois que je l’ai terminé et je ne me rappelle déjà plus tellement du fil de l’enquête.
Je ne dis pas que j’ai détesté, loin de là, mais franchement, ça n’a rien d’exceptionnel.
Les personnages principaux sont dans l’air du temps : Erica, mi-Bridget Jones (« vite, ma gaine pour aplatir mon ventre ! »), mi-Blanche Neige moderne (« un jour mon prince viendra-t-il ? »), et Patrick, flic à la mode dans le sens où celle-ci n’est plus depuis longtemps aux super-flics super-héros sans peur et sans défauts. Les personnages secondaires sont un peu caricaturaux : le mari parfait et désespéré qui n’a jamais rien compris à sa femme, l’odieux commissaire carriériste, l’artiste écorché vif, le beau-frère gendre idéal côté pile et mari violent côté face. Je vous laisse identifier « la mère-poule », la « mère-courage » (deux possibilités), et « la bonne copine ».
Bon, je reconnais quand même que j’ai lu cette histoire avec plaisir. C’est facile et agréable à lire, malgré l’absence de style et la traduction poussive.
Les rebondissements ne sont pas « multiples » ni le suspense « haletant », c’est plutôt pépère, mais c’est prenant. La psychologie des personnages est analysée, les pièces du puzzle sont amenées progressivement. Comme de bien entendu, pour pimenter l’affaire, on superpose à l’enquête policière le récit des péripéties familiales et sentimentales de l’héroïne, le tout dans une ambiance nordique enneigée ou grise le plus souvent, parfois agrémentée d’un rayon de soleil.
A bien y réfléchir, ça tient plus de la chick litt policière que du thriller façon Millenium. Succomber à ce type de bouquin est parfois délectable même si on se reproche ensuite d’avoir craqué (comme avec le chocolat, les pâtisseries ou les chips), alors qu’il y a quantité de bouquins plus intéressants à lire. Quand je vous parlais de Bridget Jones…
Il paraît que les autres aventures d’Erica sont meilleures. En plus d’être sympathique, ce premier volume aura eu le mérite de planter le décor.

Présentation par l’éditeur:

Erica Falck, trentenaire installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise où elle écrit des biographies, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête, Erica est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres –, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

Stimulée par cette flamme naissante, Erica se lance à la conquête de la vérité et met au jour, dans la petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître, des secrets détestables. Bientôt, on retrouve le corps d’un peintre clochard – encore une mise en scène de suicide…

La Princesse des glaces signe l’entrée spectaculaire sur la scène du polar international d’Erica Falck, enquêtrice au foyer dont les aventures mêlent le frisson du suspense à l’humour et l’émotion de la comédie de moeurs.

Evaluation :

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