lundi , 11 décembre 2017
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Le Grand Méchant Renard

Auteur: Benjamin Renner

Editeur: Delcourt – 2015 (256 pages)

Lu en mars 2017

Mon avis: GRRAOUUU !! Qui a peur du Grand Méchant Renard ?

Ben… euuuhh… personne…
Faut dire que « Maître » Renard sous son arbuste recroquevillé, avec ses graou moins effrayants que des ronronnements de chaton, ne parvient même pas à faire sursauter un moineau perché. Il serait plutôt du genre à se faire déchiqueter la truffe à coups de bec pour avoir traité l’oisillon de « fils de coucou dégénéré ». La honte de sa race, quoi.
Et donc, faute de volatiles, Renard mange des navets. Mais bon, un renard vegan, ça fout quand même un peu la gêne, alors il ramasse son courage à quatre pattes et va se faire coacher par Loup, un vrai dur, celui-là.
Las, le cas est désespéré, et pour enfin arriver à manger une bonne poule au pot, il faut passer au plan B : à défaut d’attraper la volaille de la ferme voisine, on attrapera ses oeufs… Ni une ni deux, Renard s’exécute, et pour une fois, réussit sa mission.
« Oui mais…comment faire éclore les poussins ? » demande Renard.
« Bah… faut couver les oeufs, tiens », dit Loup.
« Ah… »
Voilà Renard non pas marchant, mais assis sur des oeufs. Pas très glorieux, tout ça, pour un Grand Méchant Renard. Et ça ne s’arrange pas à la naissance des poussins, qui croient dur comme fer que Renard est leur mère. Et ça s’aggrave encore quand Renard, converti malgré lui en mère poule le temps que les poussins engraissent, finit par s’attacher à ses rejetons adoptifs et se retrouve coincé entre un Loup affamé et son instinct « maternel ». Seule solution : rendre les poussins à leur poulailler, dans lequel s’est entre-temps organisé un club d’extermination des renards, animé d’un désir cruel et hystérique de vengeance…

Quel bon moment de lecture que cette BD, aux dessins si expressifs ! Elle vous colle un sourire aux lèvres de la première à la dernière vignette. Renard est un pleutre maladroit et pathétique mais on s’attache à lui autant qu’il s’attache à ses poussins.
Un ton décalé, drôle et tendre, avec en plus un clin d’oeil au dévouement (voire à l’esprit de sacrifice) maternel, et un petit message de tolérance. Un peu de douceur et de légèreté dans un monde qui n’en montre pas assez… 🙂

Présentation par l’éditeur:

Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l’absence d’efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des oeufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel.

Evaluation :

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2 commentaires

  1. Le sourire, on l’a déjà aux lèvres grâce à ta très sympathique critique !