mercredi , 22 août 2018
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Celles de la rivière

Auteur: Valerie Geary

Editeur: Mosaïc – 2015 (400 pages)

Lu en novembre 2015

celles de la rivièreMon avis: Quand j’ai ouvert ce livre, reçu dans le cadre d’une Masse Critique privilégiée, je me suis rendu compte que les éditions Mosaïc faisaient partie de la société Harlequin. « Aïe… », ai-je pensé. Voilà de quoi me coller un sérieux a priori sur ce roman. Renseignements pris, il s’avère que le catalogue de Mosaïc est bien plus large (ouf) que celui de sa société-mère, essentiellement cantonné à la guimauve romantico-sentimentale. Et de fait, nous avons affaire ici à un thriller mâtiné d’une touche de fantastique, un peu « récit d’initiation », un peu « hymne à la nature » (dixit la 4ème de couverture). Samantha, 15 ans, et Ollie, 10 ans, ont perdu leur maman quelques semaines auparavant, et vivent depuis lors avec leur père. Jusqu’au jour où le cadavre d’une jeune femme assassinée est retrouvé dans la rivière. Rapidement, l’enquête désigne le père des fillettes comme le suspect idéal, et les habitants de la petite ville auront vite fait, avant même qu’il soit inculpé, de condamner cet homme marginal au passé trouble.
Le fil des événements est relaté en alternance par Sam et Ollie, qui cherchent la vérité, chacune à sa manière, sans en parler à l’autre. Sam la rationnelle cherche le pourquoi du comment en se demandant à qui profite le crime, et surtout la mise en accusation de son père. Ollie l’ultra-sensible, murée dans le silence depuis la mort de sa mère, se laisse guider par les fantômes des âmes disparues.
Le récit démarre lentement, laissant une jolie place à la nature, sans avoir cependant la puissance d’évocation d’un Ron Rash, par exemple. Puis il s’emballe dans les 100 dernières pages, haletant sans être réellement surprenant, puisqu’on commençait à flairer le dénouement dès la moitié du livre. Mais l’ensemble est agréable à lire, bien amené, bien écrit (malgré quelques approximations de traduction, me semble-t-il). On n’évite pas quelques clichés, ficelles et invraisemblances, et ce roman ne révolutionnera pas la planète littéraire, mais avec ses personnages attachants, il permet de s’évader. Et par les temps sombres qui courent sur Bruxelles-locked-down, ce n’est déjà pas si mal…

Merci à Babelio et aux éditions Mosaïc pour cette découverte.

Présentation par l’éditeur:

La femme qu’emporte la rivière Crooked flotte entre deux eaux. Sur la rive, deux fillettes qui jouent dans l’après-midi ensoleillé. Elles sont les premières à découvrir le corps et, soudain, leurs jeux cessent. Leur enfance bascule dans la dureté du monde des adultes. La veille, leur père les a laissées seules suffisamment longtemps pour qu’elles puissent le croire coupable de meurtre. Pour ne pas le perdre, comme elles ont perdu leur mère quelques semaines auparavant, elles décident de mentir sur son emploi du temps… et resserrent bien malgré elles les mailles du soupçon autour de lui, le livrant en pâture à une petite ville dont les préjugés et les rancunes lui laissent peu de chances…
 
A travers les yeux et les pensées de Sam, juste entrée dans l’adolescence, et de Ollie, encore enfant et qui s’est enfermée dans le silence, Valerie Geary mène son lecteur dans une enquête tissée de secrets, de mensonges, de semi vérités et d’adieu à l’enfance. A la tension générale de l’intrigue et à l’atmosphère, qui doit beaucoup à la superbe présence de la nature, s’ajoutent les voix d’esprits bienveillants qui guident les fillettes dans leur quête de vérité.
Evaluation :

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3 commentaires

  1. Je me suis faite “avoir” moi aussi avec un thriller de Lisa Jackson qui appartenait à la collection Mosaïc. Mais j’avais été agréablement surprise.

  2. Pas de révolution littéraire mais une critique intéressante qui incite à la découverte

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