mardi , 7 juillet 2020

La disparue de l’île Monsin

Auteur: Armel Job

Editeur: Robert Laffont – 6 février 2020 (306 pages)

Lu en février 2020

Mon avis: Ce 25 janvier, Eva, 32 ans, n’est pas venue à l’anniversaire de son frère, et ce n’est pas normal. Elle n’a pas prévenu, elle est injoignable, personne ne sait où elle se trouve. Helga, sa mère, s’inquiète et alerte la police. Celle-ci juge la situation inquiétante et fait diffuser un avis de disparition à la télévision. Un témoin se manifeste : Jordan, loueur de pianos, a aperçu Eva en pleine tempête de neige, précisément le 25 janvier vers 23h, sur le pont-barrage de l’île Monsin, sur la Meuse. Intrigué, il a arrêté sa camionnette et a convaincu la jeune femme, hagarde et frigorifiée, de monter à bord pour qu’il la conduise à la gare la plus proche. Il est le dernier à avoir vu Eva, qui n’a plus donné signe de vie ensuite.
Disparition volontaire, enlèvement ou meurtre sans cadavre, cette enquête est une aubaine pour l’inspecteur Lipsky, qui y voit l’affaire qui va enfin lancer sa carrière de fin limier, jusque là stagnante au milieu de la paperasse. Las, le jeune loup aux crocs aiguisés s’avère un canasson aux œillères bien rigides…

Armel Job sait y faire en matière d’analyse psychologique, et il maîtrise l’art d’orchestrer les fausses pistes, les trompe-l’œil, les non-dits, les malentendus et les secrets de famille pour égarer le lecteur. A partir des points de vue des différents personnages, on reconstruit peu à peu l’histoire d’Eva, et on réalise l’ampleur de l’incompréhension entre elle et sa mère, le rôle du vieux voisin un peu trop prévenant et l’importance d’un drame pourtant étranger à l’affaire (la mort par noyade de deux fillettes et d’un pompier un an plus tôt dans la Meuse), mais qui a réveillé un insurmontable sentiment de culpabilité.
Cette histoire qui se déroule en région liégeoise n’est pas désagréable à lire, mais globalement j’ai eu du mal à croire à cette intrigue un peu tirée par les cheveux, et je ne me suis pas arrivée à m’attacher aux personnages, qui pour moi ne sont pas assez aboutis. Quant à l’épilogue, j’ai trouvé qu’il sonnait faux. Un polar parmi d’autres, vite lu, vite … disparu de mes souvenirs.

En partenariat avec les Editions Robert Laffont via Netgalley.
#LadisparuedelîleMonsin #NetGalleyFrance

Présentation par l’éditeur:

Hiver 2011. Deux petites filles se noient dans la Meuse. La plus jeune est tombée à l’eau et sa soeur, qui pourtant ne savait pas nager, a tenté de la sauver. Quelques jours plus tard, un pompier de Liège perd la vie en cherchant les corps.
Liège, le 25 janvier 2012, 11 heures du soir. En pleine tempête de neige, Jordan Nowak, loueur de pianos, aborde le pont-barrage de l’île Monsin. Dans ses phares, soudain, une silhouette penchée sur le parapet. Jordan découvre une jeune femme hagarde qu’il emmène à son hôtel. Là, Éva lui confie qu’elle allait se jeter à l’eau. Le lendemain matin, elle s’est volatilisée.
Que s’est-il passé ? Quel est le lien entre le fait divers terrible de l’hiver 2011 et cette disparition mystérieuse ?
Chargé de l’enquête, le jeune inspecteur Lipsky y voit l’occasion rêvée de faire avancer sa carrière. Mais sa précipitation et son inexpérience vont entraîner toutes les personnes impliquées dans un tourbillon dévastateur révélant, comme toujours chez Armel Job, la vérité de l’âme derrière ce que chacun croit être et donne à voir.
Impossible de lâcher ce thriller psychologique haletant qui nous emmène jusqu’à une question essentielle : qu’est-ce qui donne du sens à une vie ?

Evaluation :

Voir aussi

Chroniques de San Francisco (tome 7): Michael Tolliver est vivant

Auteur: Armistead Maupin Éditeur: Points – 2009 (320 pages) Lu en mai 2020 Mon avis: …

%d blogueurs aiment cette page :