mercredi , 25 novembre 2020

La faucille d’or

Auteur: Anthony Palou

Éditeur: Les Editions du Rocher – 2 septembre 2020 (160 pages)

Lu en août 2020

Mon avis: David Bourricot, journaliste autrefois primé, est aujourd’hui déprimé, voire dépressif et presque alcoolique, à deux doigts d’être largué par sa femme. Après un réveillon de Noël en tête-à-tête avec son verre de vin, il tente de se reprendre : son rédacteur en chef l’envoie enquêter en Bretagne sur la disparition en mer d’un marin-pêcheur, sur fond éventuel de trafic de drogue. Bourricot, la Bretagne, il connaît, il y a passé toutes les vacances de son enfance. Installé dans un petit hôtel dans un petit village, il prend ses quartiers à La Toupie, le bar des piliers de comptoir du coin. De rencontres improbables avec des personnages hauts en couleurs (un nain artiste-peintre et son épouse, Clarisse la jolie veuve du pêcheur, les collègues de ce dernier,…) en réflexions existentielles et divagations mélancoliques, le reportage de David n’avance guère. Plutôt que de chercher la vérité sur la mort du marin, il cherche sa propre vérité, il se cherche lui-même, s’interroge sur son avenir personnel et professionnel. Nostalgique du passé, notre anti-héros envisage vaguement d’écrire des lettres à sa femme (qu’il n’envoie jamais) et un article pour son journal (qu’il n’écrit pas davantage), qui établirait un parallèle entre les métiers de marin-pêcheur et de journaliste, qu’il voit comme deux métiers “artisanaux” en voie de disparition à l’heure de la pêche industrielle et de la presse en ligne, et de la rentabilité à tout prix.

A la fois loufoque et mélancolique, une lecture rapide et agréable mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

En partenariat avec les Editions du Rocher via Netgalley.

#LaFaucilledOr #NetGalleyFrance

Présentation par l’éditeur:

En reportage dans le Finistère, cette « fin de la terre » de son enfance, un journaliste quelque peu désabusé, s’intéresse à la disparition en mer d’un marin-pêcheur. Une manière d’oublier sa femme et son fils, qui lui manquent. Préférant la flânerie à l’enquête, David Bourricot peine à chasser ses fantômes et boucler son papier, malgré les liens noués avec des figures du pays : la patronne du bistrot où il a ses habitudes, un peintre nain, double de Toulouse-Lautrec, ou encore Clarisse, la jolie veuve du marin-pêcheur. Retrouvera-t-il, grâce à eux, le goût de la vie ?
Roman envoûtant, porté par des personnages fantasques et poétiques, La Faucille d’or allie humour et mélancolie, dans une atmosphère qui évoque à la fois l’univers onirique de Fellini et les ombres chères à Modiano.
Evaluation :

Voir aussi

La fête interdite

Auteur: André-Marcel Adamek Éditeur: Espace Nord – 2019 (278 pages) Lu en octobre 2020 Mon …

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :