vendredi , 10 juillet 2020

La fille aux ciseaux

Auteur: Jorge Franco

Éditeur: Métailié (Suites) – 2001 (166 pages)

Lu en mai 2020

Mon avis: Messieurs, ne vous approchez pas trop près de Rosario Ciseaux. Cette fille sublime est dangereuse, elle a grandi dans les bas-fonds de Medellín, avec la mort et la violence comme compagnes d’apprentissage. Elle a gagné son surnom en se vengeant à coups de ciseaux d’un sale type qui a voulu abuser d’elle. Recrutée ensuite par les pontes du narcotrafic, elle n’hésite pas à exécuter froidement ses missions, juste après avoir déposé un baiser mortel sur les lèvres de sa victime.
Voilà, Messieurs, cela vous donne une idée de son CV.
Tout cela, Emilio et Antonio le savent bien, et pourtant ils sont fous amoureux de cette fille magnétique et vénéneuse, et ils ont bien failli s’y brûler les ailes. Emilio, c’est celui qui a osé consommé son amour, et qui affiche avec arrogance son statut de fiancé officiel. Antonio, le narrateur, lui, se consume et se berce d’illusions. Il est d’autant plus torturé que c’est à lui que Rosario confie ses semblants d’états d’âme, c’est lui qu’elle a appelé au secours après trois ans sans nouvelles, c’est lui qui attend à l’hôpital où il vient de l’emmener, criblée de balles après une mission foirée.
Et pendant qu’il attend, il se remémore cette descente aux enfers où Rosario les a entraînés, lui et Emilio, les jeux mortels auxquels ils ont accepté de jouer, accros à ses beaux yeux, à la drogue et à l’adrénaline, les tentatives de décrochage avant la coupure définitive des liens trois ans plus tôt, et maintenant ces retrouvailles juste avant l’agonie.

Si Rosario est le personnage principal de cette sombre histoire, la Medellín des années 90 en est la toile de fond, avec sa panoplie de crimes, de violences, de drogues, d’argent et de prostitution. Un cocktail qui ne fait pas bon ménage avec les sentiments, mais qui donne un fameux roman noir. Court, intense, sensuel et fougueux, c’est un beau portrait de femme mais aussi un beau roman d’amour, à la vie à la mort.

En partenariat avec les Éditions Métailié.

Présentation par l’éditeur:

Antonio et Emilio sont amoureux de la même fille, Rosario, la fille aux ciseaux, la belle tueuse, la Vénus futuriste, fascinée par la violence et la mort. Elle a séduit les deux garçons et les a entraînés dans un triangle amoureux fait de plaisir, de vertige et de peur, entrecoupé par les missions mortelles qu’elle effectue pour “les hommes” du narcotrafic.

Rosario aimait Emilio mais c’est avec Antonio qu’elle parlait, et c’est Antonio qu’elle a appelé à l’hôpital où elle est en train de mourir, exécutée par celui qu’elle pensait tuer. Roman noir des bas-fonds de la drogue, de la prostitution et du crime, avec en toile de fond la ville de Medellín, La Fille aux ciseaux est aussi un roman d’amour et d’apprentissage vibrant et poétique.

Evaluation :

Voir aussi

La papeterie Tsubaki

Auteur: Ito Ogawa Éditeur: Editions Philippe Picquier – 2018 (384 pages) Lu en juin 2020 …

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :