dimanche , 24 mars 2019
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Faërie

Auteur: Raymond E. Feist

Editeur: Bragelonne – 2007 (460 pages)

Lu en 2014

faërieMon avis: Quittant la vie trépidante de Los Angeles, Phil, Gloria et leurs trois enfants emménagent dans une vieille ferme à l’autre bout des Etats-Unis. Un coup de tête, un coup de coeur pour cette superbe bâtisse et les bois qui l’entourent. Mais il n’y a pas que de gentils lapins qui vivent sur la propriété, il y a aussi tout un monde d’elfes et de fées, capables de prendre diverses apparences pour mieux troubler les humains. Maléfiques, ces créatures se jouent d’abord des enfants, plus sensibles au surnaturel, puis à mesure que le combat final approche, incluent les adultes dans leur sarabande infernale. Les occupants de la ferme deviennent ainsi les pions d’un jeu d’échecs immémorial, ancré dans les légendes celtiques, et dont l’enjeu n’est rien moins que le contrôle du monde…
Bienvenue dans l’univers fantastique de R. Feist. Il s’agit bien ici de « fantastique », et pas de « fantasy ». Sans prétendre développer une thèse sur la question, le point commun de ces deux genres littéraires est qu’ils font intervenir des éléments surnaturels dans un cadre réaliste. Mais dans la fantasy, ce surnaturel est accepté dès le départ (comme dans Tolkien ou Le Guin), alors que dans le fantastique, il est a priori rejeté parce que irrationnel, impossible ou illogique, et parce qu’il provoque doutes et angoisse.
Et en effet, dès le début j’ai ressenti un grand malaise, l’angoisse qui monte au fil des pages, les mains qui deviennent moites, le coeur qui accélère, le cauchemar qui se profile derrière la lampe de chevet qu’on n’ose plus éteindre,… Oui j’avoue, j’ai eu peur. L’objet de cette peur sans nom ? …le style… J’ai bien cru que je plongeais sans retour dans du Danielle Steel…Quelle horreur…imaginez mon cerveau incrédule et terrifié…
Bon, restons correcte : mis à part l’écriture gnangnan (pas aidée par une traduction parfois douteuse) et les personnages stéréotypés, c’est une lecture sympathique et rapide (malgré quelques longueurs dans les descriptions). Le combat entre Bien et Mal est bien amené, complexe, avec dans ses premières escarmouches une charge érotique assez dense.
Mais j’ai du mal à être dithyrambique à propos de ce roman, sans doute parce que le fantastique n’est pas ma tasse de thé. Je suis trop cartésienne pour accepter l’intrusion du surnaturel dans la vie réelle : c’est l’un ou l’autre (j’apprécie la fantasy), car pour moi le mélange des deux est indigeste. Des goûts et des couleurs, n’est-ce pas…

Présentation par l’éditeur:

La vieille ferme isolée dans les bois les avait séduits. La maison était splendide et étrange. Phil et Gloria pensaient y trouver le calme après la vie agitée d’Hollywood. Mais, derrière les portes des maisons anciennes, sous les ponts perdus au fond des bois, se cachent souvent des êtres magiques, des forces obscures, et la maison du vieux Kessler ne fait pas exception. Les enfants du couple sont les premiers à y être sensibles. D’abord les jumeaux, qui y voient la présence des fées et du vieux peuple des légendes; ensuite leur fille, dont la beauté attise le désir d’êtres plus inquiétants… Jusqu’à ce qu’ils deviennent tous les jouets de puissances inconnues, des pions dans une guerre éternelle et sanglante…

Evaluation :

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