samedi , 24 février 2024

Nicole Malinconi, le mot ne dit pas tout

Auteures: Frédérique Dolphijn et Nicole Malinconi

Editeur: Editions Esperluète – 13 janvier 2023 (64 pages)

Lu en février 2023

Mon avis: Ce petit livre retranscrit un entretien entre Nicole Malinconi (autrice belge) et Frédérique Dolphijn (cinéaste, comédienne, écrivaine belge). Le dialogue se noue autour de mots, choisis par F. Dolphijn et piochés au hasard par N. Malinconi (mémoire, écrire, créer, ailleurs,…), à charge pour cette dernière de nous livrer ce qu’ils évoquent pour elle. Cette méthode amène N. Maliconi à parler avec sensibilité et sincérité de son travail d’écriture, du réel qui l’inspire, de l’effort sans cesse renouvelé que représente le fait de s’installer devant une page blanche alors qu’il y aurait 1000 autres choses à faire, de la difficulté et de l’impuissance à exprimer la réalité avec des mots (« le mot ne dit pas tout »), et malgré cela, de son besoin d’écrire : « j’écris parce que le besoin d’écrire est en moi, comme si c’était le lieu où créer est possible ».
La démarche éditoriale est intéressante et permet d’avoir un aperçu de l’univers personnel de l’autrice interrogée. Mais je pense que ce (type de) livre serait plus agréable à écouter qu’à lire, parce qu’il retranscrit tels quels les propos tenus oralement par Nicole Malinconi, avec leurs hésitations, leurs inachèvements, leurs points de suspension, ce qui ne rend pas nécessairement le texte fluide à lire. L’écrit ne dit pas tout de ce que l’on pourrait percevoir à l’écoute…

En partenariat avec les Editions Esperluète (que je remercie pour le marque-page et les affichettes) via une opération Masse critique de Babelio.

Présentation par l’éditeur:

Nicole Malinconi est l’une des figures incontournables des lettres belges. Au fil de la conversation, elle explique comment rencontres et récits de vie sont le premier terreau de ses écrits et se qualifie elle-même d’auteur du réel. En ressortent des textes puissants et terriblement justes, qui ne craignent pas de se confronter à des sujets difficiles comme la langue et le déracinement, ou les questions de responsabilité et de culpabilité.

Ici se dessine le portrait d’une femme sensible, précise, attachée à la langue et qui construit pas à pas une œuvre. Frédérique Dolphijn interroge l’auteur au travail : sa manière d’appréhender l’écriture – son rythme, ses silences, ses exigences – et les questions essentielles du travail en écriture.

Evaluation :

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