mardi , 22 mai 2018
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Chroniques de San Francisco (tome 4): Babycakes

Auteur: Armistead Maupin

Editeur: 10/18 – 2001 (384 pages)

Lu en décembre 2016

Mon avis: Si vous êtes du genre à détester les fêtes de fin d’année parce que vous avez du mal à vous plonger d’un claquement de doigt dans la bonne humeur et la convivialité ambiantes et forcées (selon vous) ; si vous galérez entre les huîtres (si au moins il y avait des perles à l’intérieur), la farce de la dinde (cette blague), les idées de cadeau pour tonton Raoul, les histoires « drôles » du cousin Jean-Albert et les mètres de ruban doré censés onduler délicatement mais que vous parvenez systématiquement à rendre aussi rigides qu’une nappe amidonnée, arrêtez tout et plongez dans les Chroniques de San Francisco. Surmontez une éventuelle brève réticence initiale devant le flot de personnages et d’aventures entremêlées, et je suis certaine que votre vraie bonne humeur vous reviendra aussi spontanément qu’un éclat de rire d’enfant.
Car, pour ce quatrième volume, A. Maupin n’a pas lésiné sur les moyens et a fait venir à San Francisco la Reine d’Angleterre elle-même. L’occasion pour l’un des sujets de Sa Majesté de déserter la Marine royale, de procéder à un échange d’appartements avec Michael et de faire connaissance (et plus si affinités), voire de procéder à un autre type d’échange avec le couple Mary Ann – Brian, mariés et pressés d’être parents (enfin, peut-être pas autant tous les deux, mais que ne ferait-on par amour…). Et donc, pendant que Michael traverse l’Atlantique pour s’éloigner de sa tristesse et qu’à défaut de retrouver les souvenirs de sa jeunesse londonienne, il retrouve la trace de Mona, Mary Ann louvoie dangereusement entre ses plans de carrière et de maternité, sous le regard plein de sagesse cannabisée de Mme Madrigal.
Pas très net, tout cela, mais toujours aussi jouissif. Les personnages hauts en Technicolor, un peu plus mûrs, un peu moins innocents, parfois mélancoliques (le sida commence ses ravages), sont toujours aussi attachants, aux prises avec d’improbables situations. Cette fois, ils sont mis en scène dans des chapitres un peu plus longs que dans les premiers volumes. Le récit en est plus posé, mais fait toujours la part belle aux dialogues, pleins d’humour tendre ou vachard, ou de sérieux léger ou existentiel. Les fans en redemandent. L’avantage, c’est que, contrairement au foie gras et à la bûche de tante Huguette, ça ne fait pas grossir.
Allez, passez un joyeux réveillon, et bonne année 2017 !

Présentation par l’éditeur:

A l’aune des années 80, les trentenaires du 28 Barbary Lane peinent à s’assagir. Toujours célibataire, Michael bouscule sa vie et part à Londres pour un improbable échange d’appartement. De son côté, Mona, fauchée, entame une étrange relation avec un Lord… Dans la nostalgie des seventies, San Francisco vibre à tout rompre au rythme de cette tribu loufoque.

Evaluation :

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2 commentaires

  1. J’aime beaucoup cette critique ! Bon, alors, pour éviter la bûche de tata Huguette, je vais me plonger dans ce bouquin !

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