vendredi , 19 octobre 2018
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Chroniques de San Francisco (tome 6): Bye-bye Barbary Lane

Auteur: Armistead Maupin

Editeur: 10/18 – 2001 (352 pages)

Lu en avril 2018

Mon avis: « Bye bye love, bye bye happiness… »

Décidément ce « Bye-bye Barbary Lane » sonne définitivement la fin d’une époque. Nous sommes en 1988, Bush père va bientôt succéder à Reagan, et il y a un moment que l’apparition du sida provoque une hécatombe dans la communauté gay. L’amour insouciant et débridé et la folle liberté des seventies ne sont plus que de lointains souvenirs.

Même si Michael (Mouse) Tolliver semble enfin avoir trouvé son prince charmant, il est conscient que son bonheur ne tient qu’à un fil : séropositif, il vit en sursis, persuadé qu’un jour la maladie se déclenchera. Autres amour et bonheur fragiles, ceux de Brian et Mary Ann, bien qu’ils ne s’en rendent pas (encore) compte ou ne veuillent pas (encore) l’admettre. L’étincelle fatale arrive de New York avec Burke, ancien amant de Mary Ann, qui propose à celle-ci un poste de présentatrice de talk-show sur une chaîne nationale. Mary Ann, ambitieuse et à l’étroit dans son tailleur chic et cher de speakerine locale, y voit un feu d’artifices d’opportunités. Elle n’hésite pas longtemps avant d’accepter le grand départ pour Big Apple. Seule. Quant à la maison de Barbary Lane, il n’y subsiste plus du passé que Mme Madrigal. Et encore, son long séjour à Lesbos risque bien de l’en détacher complètement.

Initialement conçu comme le dernier épisode de la saga, ce tome 6 respire la nostalgie et la mélancolie. Mary Ann n’y joue pas son meilleur rôle, carriériste et superficielle, s’éloignant de son entourage, Brian apparaît comme un toutou aux yeux de cocker, la vie de Michael est rythmée par la sonnerie de son biper qui lui rappelle de prendre ses médicaments. Tout cela est un peu triste et empreint de ressentiment. Heureusement, même s’il y a ici moins de rebondissements, il reste toujours l’humour noir, les dialogues mordants, la tendresse, les chassés-croisés de personnages et de situations improbables qui font tout le charme de cette série, pour un plaisir de lecture renouvelé. Et heureusement, le lecteur sait aujourd’hui que cette fin n’en était pas une. A bientôt pour le prochain épisode !

Présentation par l’éditeur:

Le scintillant virage des eighties a été pris, au 28 Barbary Lane. Mary Ann se lance en quête d’un public à échelle nationale, Mme Madrigal et Mona arpentent Lesbos, Michael affronte la grande maladie du siècle. Mais il n’est pas si facile d’aller de l’avant quand débarque l’irrésistible Burke Andrew, venu proposer la frénésie de la Big Apple à nos résidents de la côte ouest. 

Evaluation :

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