mercredi , 27 mai 2020

La solitude des méduses

Auteur: Iria Collazo López

Editeur: Solanhets – 2018 (96 pages)

Lu en mars 2020

Mon avis: Ce n’est pas tant le titre de ce livre qui m’a attirée que le nom de son auteure. Un nom inconnu à consonance espagnole suffit déjà à me chatouiller le coin de l’œil, mais s’il s’agit en plus d’une auteure galicienne traduite en français (deux éléments pas si fréquents), la tentation est irrésistible.
La solitude des méduses est un recueil de six nouvelles qui se répondent l’une l’autre par l’intermédiaire de leurs personnages, des péripéties dans lesquelles ils sont embarqués, du lieu et du moment où celles-ci se déroulent. Chaque texte met en scène un personnage solitaire, qui subit un choc soudain qui l’enferme encore davantage et/ou qui déclenche la peur. La tension monte jusqu’au cri primal, à l’implosion ou à l’irruption d’un élément extérieur, qui libère et modifie radicalement la perception et le sens de la vie du personnage.
L’écriture suit le même schéma : d’abord douce et lente, chargée de détails, d’images et d’adjectifs, elle se dépouille peu à peu pour devenir plus tendue et percutante. Il s’en dégage une ambiance étrange, poussant parfois jusqu’au fantastique.
Je ne sais pas “s’il arrive que les méduses se sentent seules“, mais ce recueil montre combien la solitude, et la peur, ressenties ou subies par l’être humain, peuvent être cruelles et paralysantes.
Malgré une écriture foisonnante et qui manque un peu de fluidité, j’ai apprécié la construction d’ensemble du recueil. Un livre riche, dont je pense ne pas avoir perçu toutes les subtilités. Un texte à relire, peut-être, et une auteure à suivre, certainement.

Présentation par l’éditeur:

On peut croiser la solitude pour beaucoup de raisons : parce qu’on a recherché le calme pour écrire tranquillement dans un immeuble désert ; parce que l’âge vous cloue sur une chaise roulante alors que l’on a passé sa vie à voyager pour regarder le monde ; parce qu’on tourne dans sa tête des pensées obsessionnelles qui vous séparent des autres ; parce qu’une visite à un parent dans une chambre d’hôpital fait ressortir tout un passé enfoui…Ou bien simplement, comme une méduse flottant seule dans un aquarium sous les yeux écarquillés d’une petite fille égarée dans la ville, on peut voguer au gré du courant de la vie, sans bien savoir pourquoi.

Evaluation :

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