mardi , 5 juillet 2022

Le sang des bêtes

Auteur: Thomas Gunzig

Editeur: Au Diable Vauvert – 6 janvier 2022 (234 pages)

Lu en février 2022

Mon avis: Tom a 50 ans et ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle. Vendeur dans un magasin de compléments alimentaires pour bodybuilders, il s’ennuie et se demande ce qu’il a fait de sa vie, et pas seulement sur le plan professionnel : son couple avec Mathilde tient plus par habitude et force d’inertie que par amour et passion. Tom se demande ce qu’il fait là, pour qui, pour quoi, et ne sait pas comment s’y prendre pour y changer quelque chose, à supposer qu’il en ait l’énergie. Bref, Tom déprime. Pour ne rien arranger, son grand fiston mollasson et pleurnichard réemménage chez eux après s’être fait largué par Jade, sa copine wokiste, et son vieux père s’invite sur le canapé familial le temps (indéterminé) de sa chimiothérapie.

Pour Tom qui n’aspire qu’au calme et à la tranquillité, les prochaines semaines s’annoncent chaotiques.

Une dose supplémentaire de bouleversements s’ajoute à sa vie quelques jours plus tard, quand Tom vient à la rescousse d’une jeune femme malmenée par l’homme qu’elle accompagne. Ni une ni deux, Tom ramène à la maison cette jeune femme pour le moins étrange : elle parle de l’homme avec qui elle était comme de son « propriétaire », elle n’a pas de papiers, et une drôle d’identité : N7A.
Qui ou quoi qu’elle soit, sa présence va provoquer une grande remise en question dans la vie de Tom et du reste de la famille.

Il y a dans ce roman (cette fable) du burlesque, de l’improbable, du questionnement existentiel, du désenchantement, de la lucidité et du cynisme, de la sensibilité et de l’empathie. Du Thomas Gunzig, donc.

Ce roman, qui se lit très vite, est bourré de réflexions sur le sens de la vie, l’amour, le temps qui passe, la transmission,… C’est un peu son défaut : il est trop court et aborde, sans les approfondir, un peu trop de thèmes : manipulations génétiques, wokisme, véganisme, cancer, Shoah, identité, courage, conditions humaine et animale.

Je trouve qu’il est un cran en-dessous des romans précédents de l’auteur : moins féroce que « La vie sauvage », moins attachant que « Feel good », moins jubilatoire. Mais comme les autres, il fait sourire et réfléchir, il nous renvoie à nous-mêmes, il nous touche par la tendresse qu’il montre à l’égard de ses personnages.

En partenariat avec les Editions Au Diable Vauvert via une opération Masse Critique privilégiée de Babelio.

Présentation par l’éditeur:

« Même si parfois la vie est difficile pour vous, vous n’avez aucune idée de ce que c’est que la sensation terrifiante d’être un animal dans le monde des humains. »

Evaluation :

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