lundi , 11 décembre 2017
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Pelléas et Mélisande

Auteur: Maurice Maeterlinck (prix Nobel de littérature 1911)

Editeur: Espace Nord – 2012 (144 pages)

Lu en 2014

Mon apelléas et mélisandevis: Pièce de théâtre du Belge Maurice Maeterlinck, « Pelléas et Mélisande » fut jouée pour la première fois en 1893, et fut également mise en musique, notamment par Claude Debussy.
Cette pièce est une tragédie en 5 actes, et une parfaite illustration du mouvement symboliste.
C’est une histoire classique de triangle amoureux et de jalousie qui, tragédie oblige, se termine mal.
Or donc, nous voici au coeur d’une forêt ; la toute jeune et fragile Mélisande pleure près d’une fontaine, où elle vient de jeter sa couronne d’or. Arrive Golaud, prince d’Allemonde, qui s’est égaré en chassant un sanglier. Il tente de réconforter la jeune fille effrayée, et sans rien savoir d’elle, l’emmène avec lui et l’épouse. Ils vont désormais vivre au château d’Arkel, roi et grand-père de Golaud, en compagnie de Pelléas, demi-frère de Golaud, de Geneviève, leur mère, et du petit Yniold, fils de Golaud et de sa première épouse décédée.
Dans cet endroit sombre, humide, auprès d’un époux plus âgé qu’elle, Mélisande est malheureuse. Grand amateur de chasse, Golaud est souvent absent, et la jeune femme se rapproche de Pelléas. Ils tombent amoureux, mais rien que de très chaste. Las ! un jour qu’ils s’embrassent enfin, ils sont surpris par Golaud, qui tue Pelléas et blesse mortellement Mélisande.
N’ayant pas trouvé les clés du symbolisme de cette oeuvre, je me garderai bien de me lancer dans une interprétation hasardeuse de ce que Maeterlinck a voulu exprimer. J’avancerai seulement que le drame final est lié au constant jeu d’ombre et de lumière qui parcourt la pièce. Les relations de Pelléas et Mélisande sont racontées de façon elliptique, ce qui laisse penser que tout le monde ignore qu’ils sont amoureux, y compris eux-mêmes. Aussi longtemps que le discours reste allusif, on navigue dans un clair-obscur mélancolique et monotone mais sans danger. Mais lorsque survient l’aveu fatal, lorsque les sentiments sont exprimés ouvertement et que la vérité est révélée, « mise en lumière », la tragédie se noue… Toute vérité n’est pas bonne à dire…
Pour le reste, je n’ai pas réussi à éclairer ma lanterne…

Présentation par l’éditeur:

« Une variation supérieure sur l’admirable vieux mélodrame », notait Mallarmé à propos de Pelléas, dont l’intrigue, effectivement, peut sembler bien conventionnelle : le Prince Golaud recueille à l’orée d’un bois une jeune fille dont il va faire son épouse. Mais c’est du frère de Golaud, Pelléas, que Mélisande tombe amoureuse, et le destin fatal qui pèse sur les personnages les mènera inévitablement à la désolation. La fable cependant n’est ici que prétexte à dérober au silence ses secrets. Universellement célèbres au début de ce siècle, grâce notamment à l’opéra de Debussy, les ombres de Pelléas et Mélisande nous reviennent dans leur innocence inquiète.

Une citation:

Mélisande: « Si, si; je suis heureuse, mais je suis triste… »
Pelléas: « On est triste, souvent, quand on s’aime… »

Evaluation :

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