lundi , 29 novembre 2021

Qu’il pleuve

Auteur: Francis Dannemark

Editeur: Le Castor Astral – 1998 (112 pages)

Lu en novembre 2021

Mon avis: Le narrateur a terminé d’écrire son roman et l’a envoyé à son éditeur. En attendant la publication, il végète dans un grand vide et dans la chaleur étouffante de l’été, cabotant entre son appartement de Bruxelles, sa maison de campagne et Paris, où il est hébergé par des amis. Spleen de n’avoir rien à faire, aucun projet professionnel ni de vie, célibataire mais entouré de femmes, relations amicales durables ou charnelles éphémères (même si pour certaine d’entre elles, il voudrait bien que cela se mêle). Dans cette langueur estivale, un frémissement : une inconnue, Ariane, le contacte : elle a lu son manuscrit chez l’éditeur, et veut l’acheter. L’acheter pour elle toute seule, comme un tableau, une œuvre d’art. L’écrivain refuse mais elle est insistante et enroule autour de lui un fragile fil de séduction. Il pense qu’elle est folle, il ne comprend rien, s’énerve, se fâche. Mais réfléchit : elle lui propose 500.000 francs (français), il a peu d’argent ; s’il accepte de lui vendre, il renonce à publier le roman, qui n’aurait que peu de succès de toute façon. Mais tout de même, ce texte, c’est un peu lui, un peu sa vie, son âme. Dilemme…

J’avais déjà lu deux romans de feu Francis Dannemark (Le grand jardin et Martha ou la plus grande joie), d’où fleurissaient douceur, drôlerie, humanité. « Qu’il pleuve » n’est pas dans le même registre, en mode mineur dirais-je : l’ambiance est plus lourde, l’homme est désabusé, mélancolique, amer, s’interroge sur ce qui le pousse à écrire. Le style est toujours agréable, fluide et poétique, mais rien à faire cette fois (peut-être parce que les motivations d’Ariane et la fin ne m’ont pas convaincue), pour moi « Qu’il pleuve » n’a pas le même charme lumineux que les titres précités.

Présentation par l’éditeur:

Ce roman évoque, tout au long d’un été étouffant, la lente dérive d’un écrivain. Chez son éditeur, une femme a lu le manuscrit qu’il vient juste d’achever. Elle désire l’acheter. Mais pas à la façon dont on achète ordinairement un livre…
Elle le veut pour elle toute seule. Comme on acquiert un tableau, un objet unique. Et pour cela, elle lui propose une forte somme d’argent. Mais l’écrivain peut-il ainsi vendre son roman, sa vie, son âme ?

Evaluation :

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2 commentaires

  1. Intéressant comme question pourtant. Je trouve que ça dit beaucoup d’un écrivain selon sa réponse…

    • Oui la question est intéressante. Ma déception vient plutôt du fait que ce roman-ci ne m’a pas charmée autant que ceux que j’avais déjà lu 😉

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