vendredi , 10 juillet 2020

Un été sans les hommes

Auteur: Siri Hustvedt

Editeur: Actes Sud – 2011 (215 pages)

Lu en 2013

un été sans les hommesMon avis: Quand elle apprend la liaison de son mari avec une jeunette, Mia, poétesse, la cinquantaine, pète les plombs et se retrouve internée en psychiatrie. Après une période de thérapie, elle part, le temps de l’été, dans sa ville natale se réfugier auprès de sa mère qui vit dans sa maison de retraite.
Mia va peu à peu reprendre le contrôle d’elle-même et de sa vie. L’atelier d’écriture qu’elle accepte d’animer et les sept adolescentes qui y participent, ainsi que la fameuse équipe formée par sa mère et ses copines lui permettront de redonner un brin de sens à son existence. Elle sera aidée aussi, à distance cette fois, par sa fille et sa thérapeute. Elle soutiendra à son tour sa jeune voisine, débordée par ses deux petits enfants et son mari instable.
Le roman décrit Mia qui observe ces générations de femmes, et qui s’observe elle-même.
Un point commun entre toutes: la vulnérabilité. La fragilité physique des plus âgées est souvent à la mesure de leurs regrets et souvenirs, le psycho-drame qui se joue entre les ados montre que cet âge-là peut être cruel, stupide mais aussi pur et tellement fragile.
Le récit n’est pas déprimant pour autant: paradoxalement ce sont les vaillantes octogénaires qui montrent l’exemple et ne se laissent pas abattre par les misères de l’âge. Et la fin de l’été apaisera les tensions…
Ce roman n’est pas un coup de coeur pour moi, et je ne l’ai pas dévoré. Mais je l’ai apprécié: certains personnages sont touchants, amusants, agaçants (ah ces ados!), et l’auto-dérision de la narratrice est plutôt drôle. Les hommes sont effectivement absents, mais, tout compte fait, on ne peut s’empêcher de parler d’eux.
Le récit n’est pas toujours chronologique, alterne narration classique et échanges d’e-mails, considérations philosophiques et phrases lestes, s’adresse parfois au lecteur, et superpose les épisodes entre Mia et chaque “catégorie” de personnages.
A conseiller à tout qui s’intéresse un tant soit peu à la psychologie des femmes…

Présentation par l’éditeur:

Incapable de supporter plus longtemps la liaison que son mari entretient avec une femme plus jeune qu’elle, Mia quitte brusquement New York pour se rendre dans le Minnesota et se réfugier quelque temps auprès de sa mère octogénaire. Parcours d’une femme blessée en forme de “lecture de soi” et d’inattendue épiphanie personnelle, ce roman solaire – féministe au meilleur sens du terme – irradie d’une énergie aussi rebelle que stimulante.

Evaluation :

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