mardi , 23 janvier 2018

Jules

Auteur: Didier Van Cauwelaert

Editeur: Le Livre de Poche – 2017 (256 pages)

Lu en décembre 2017

Mon avis: Je veux un Jules !

Un Jules qui m’aime, me protège, s’occupe de moi, qui me tienne chaud aux pieds la nuit, qui m’empêche de tomber dans les escaliers ou dans les trous, qui me dégage une place assise dans le tram, qui soit intelligent, fidèle, loyal, sincère, dévoué, attentif, prévenant, énergique et charismatique, qui me vénère, m’obéisse au doigt et à l’oeil et même à la pensée et sans rouspéter, qui mange tous les jours ses croquettes de bon coeur, qui… Quoi ? Ses croquettes ? Oups, euh oui, bon, faut que je vous précise que je ne suis pas en train d’écrire ma lettre au Père Noël, mais – de manière plus réaliste (enfin, si on veut…) – ma chronique sur « Jules ». Jules, le labrador chien-guide d’Alice, pétillante jeune femme. Laquelle Alice, aveugle depuis un « accident » survenu quelques années auparavant, recouvre la vue après une intervention chirurgicale, ce qui perturbe totalement le pauvre Jules, désormais en chômage technique. D’abord déprimé, il a tôt fait de se trouver une nouvelle raison de vivre : jouer les agents matrimoniaux pour Alice, en remettant la patte sur celui qui l’a sauvé d’un voyage en soute à bagages à Orly quelques semaines plus tôt. Zibal, le jeune homme en question, est un scientifique de génie, sur-diplômé mais incompris, en conséquence de quoi il est employé comme vendeur de macarons dans l’aéroport précité. Mais plus pour longtemps, Jules se chargeant de bouleverser son stand, son emploi, son logement, sa vie. Et celle d’Alice.
Comédie romantique, bluette feel-good, histoire loufoque et improbable, en tout cas j’ai passé un bon moment de lecture. Après, je ne sais pas

  • si le comportement de Jules est réaliste
  • pourquoi on a mis un braque de Weimar sur la couverture de l’édition de poche alors que Jules est un labrador
  • s’il est opportun de laisser croire que le chocolat est inoffensif pour les chiens.

Quoi qu’il en soit, ce petit roman a au moins le mérite d’attirer l’attention sur le travail des chiens-guides pour les aveugles, mais aussi pour les épileptiques (ce que j’ignorais totalement). Pour le reste, c’est un livre pour le plaisir, une fable, un conte… de Noël.

Joyeuses fêtes à toutes et tous !

Présentation par l’éditeur:

« A trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c’est une catastrophe. Il perd son rôle, son but sur terre. En plus, on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu’une obsession – la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur. »

Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle.

Evaluation :

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2 commentaires

  1. Oui oui, moi aussi je veux un Jules !

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