mercredi , 21 août 2019
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La séquence des corps

Auteur: Patricia Cornwell

Editeur: Le Livre de Poche – 2007 (375 pages)

Lu en 2014

la séquence des corpsMon avis: Le jour où j’ai terminé ce bouquin, j’ai aussi regardé un épisode de la saison 7 de Criminal Minds, série dont je suis fan. A ma grande surprise, l’épisode s’ouvre sur une conférence à laquelle participent certains des profilers et… Patricia Cornwell. Quelle coïncidence. Quelle déception. Quel dépit de voir mes héros de l’Unité d’Analyse Comportementale du FBI s’abaisser au niveau de cette écrivaillonne. La série en a diminué dans mon estime.
Parce que laissez-moi vous dire que ce roman de Cornwell pioché au hasard d’une brocante – le premier que je lis de cette auteur, et sans doute le dernier – est mauvais. Vraiment. Franchement.
La 4ème de couverture était racoleuse à souhait (meurtre d’une petite fille, ombre d’un tueur en série, mise en scène érotico-macabre de la mort d’un policier, déploiement de fédéraux piqués à la testostérone), mais bon, on sait ce que valent parfois les présentations d’éditeur, et je gardai espoir que cela reste supportable. Eh bien non. Et la raison de ce foirage total (à mes yeux) ? Kay Scarpetta herself. Ce n’est pas qu’elle soit « cliché », c’est qu’elle est un album photos à elle toute seule. Hyper-qualifiée : juriste + médecin anatomo-pathologiste en chef, au bas mot 15 ans d’études et autant d’expérience alors qu’elle a la quarantaine (crédible ?) ; super-flic : elle a tous les pouvoirs alors qu’elle n’est que consultante pour le FBI (cohérent ?) ; belle (ok, pas jeune), sportive, toujours classe en tailleur-foulard. Pour la rendre humaine, donc faillible, donc proche de la lectrice moyenne, on nous la sert quand même avec une lampe-torche dont la batterie est malencontreusement plate au moment où elle enquête seule à deux heures du mat’ dans une sombre forêt inquiétante (mais quelle distraite !), mère-poule de substitution qui s’affole dès que sa nièce de 21 ans boit quelques bières de trop, midinette au coeur tendre qui craque sur l’épaule rassurante (et plus puisque affinités) du beau Benton apparu pile au moment où la pauvrette est débordée de boulot et d’émotions bouleversificantes.
Et l’enquête, dans tout ça ? Ah oui, l’enquête… On en parle quelques lignes par-ci, par-là au long (très long) des 375 pages, au milieu des atermoiements horripilants de notre super-woman, pour la boucler en une dizaine de paragraphes peu avant la fin. Le lecteur, lui, avait déjà tout compris à la moitié du livre.
J’ignore si Cornwell a un jour rêvé d’être Scarpetta, mais l’une et l’autre se prennent beaucoup trop au sérieux, n’ont aucun humour et partant sont ridicules. Et Mrs Cornwell, en plus de mal construire son histoire, n’a aucun style (même si la traduction approximative ne l’aide pas non plus).
A peine une lecture de vacances, à ne lire que quand on a au moins 6 heures de jetlag dans les pattes. Sur ce, je vais déterrer quelques Agatha Christie.

Présentation par l’éditeur:

Black Mountain, petite bourgade de Caroline du Nord. La vie s’écoule paisiblement. Pourtant, Emily Steiner, ravissante fillette de onze ans, est enlevée, torturée et assassinée. Kay Scarpetta, médecin légiste, mène l’enquête et constate que le mode opératoire ressemble en tout point à celui du tueur en série Temple Gault, qu’elle traque depuis des années. Pour démêler un à un les fils qui la rapprochent du meurtrier, Kay Scarpetta, épaulée par Marino, Wesley et sa nièce Lucy, doit même faire appel au docteur Katz et à son mystérieux laboratoire, « La Ferme », qui pourrait lui permettre d’établir la séquence de décomposition des corps.

 

Evaluation :

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